Accueil arrow Résistances 3: Tristan, 1938
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créé les 28 et 29 mars 2008
à la Baleine qui dit « Vagues » Marseille.



Tout commence avec un vieil homme perdu dans ses cauchemars. Il n'y a pas si longtemps, ce vieil homme, le propre grand-père de l'auteur, était un slameur alors même que le slam n'existait pas. Et nous voici emportés par ses vers, par le rythme de ses mots de paysan, jusque dans ses souvenirs: l'enfance, la jeunesse, le service militaire sur la frontière espagnole, en 38, et de l'autre côté...


De l'autre côté, Tristan est devenu sergent du Génie dans la Brigade Internationale Spartacus. On le retrouve en pleine préparation de l'offensive de l'Ebre, en compagnie d'Inés, Kurt, Henri, Jaume, Benedetto... L'offensive est lancée, la Brigade tiendra bon jusqu'aux bombardements allemands, jusqu'à la déroute, et ce qu'il en restera sera chargé de la protection des exilés qui fuient vers la France.
Vers cette frontière gardée par les jeunes conscrits, un papi réel, un Léon imaginaire, et des cauchemars à venir...


Presqu'intégralement écrit en vers, scandé, slamé comme on dit aujourd'hui et comme on faisait déjà hier, ce troisième épisode, hommage aux combattants internationaux comme à un grand-père de légende, sera le plus violent du cycle: l'Europe entière implose en Espagne. La scansion, les envolées brutales ou répétitives, les rythmes martelés des paroles contemporaines se prêtent particulièrement bien à l'évocation du sang qui bat aux tempes, des pas qui défilent et des bombes qui s'acharnent. Il est question cette fois de résister les armes à la main, mais c'est la défaite qui attend les combattants. Cette défaite qui permettra la rencontre de Léon et d'Inés, prélude à la suite du cycle...